Mes textes·Textes courts

Jeu d’écriture: L’épreuve


Date:

Juillet 2015

Sujet: 

Écrire l’histoire d’un personnage qui a conscience d’être un personnage de fiction ! Cassez le 4ème mur !

Contraintes:

  • Votre personnage principal doit être du sexe opposé au vôtre.
  • Le texte doit comporter au-moins une paronomase (à mettre en gras)
  • Ecrire à la première personne du singulier.
  • L’histoire doit être comprise entre 450 et 500 mots

Mon texte:

– Stop ! Attends un peu, tu as vu ça ?

Sur mon injonction, Super Muscle se figea et regarda la rivière que nous devions traverser pour atteindre le territoire interdit.

– Ça roule Raoul.
– Non, ça ne roule pas du tout ! criai-je, énervé à ce Bisounours.

Sans lui expliquer mes raisons, je fis demi-tour, les mains en avant. J’allai le trouver ce fameux « mur », celui qui séparait la fiction de la réalité. Soudain, mes mains rencontrèrent un obstacle invisible. Je frappai sur cette paroi transparente et me mis à hurler :

– Eh ! Vous là dans vos fauteuils ! Je ne suis pas d’accord ! Mais alors là pas du tout. On m’a promis d’être le héros d’une aventure extraordinaire. Je devais être secondé par un combattant hors pair qui botterait le cul de tous les méchants au travers de ma route. Et j’ai quoi ? Une rivière pleine d’alligators ! C’est du suicide, pas du courage ça ! En plus mon combattant est une armoire à glace avec un seul neurone. Incapable d’évaluer le danger. Je demande à ce que l’épreuve pour atteindre l’autre rive soit revue.

J’avais essayé d’être courageux en prononçant mon discours mais je tremblai comme une feuille. Après tout, je n’étais qu’un personnage et on demandait rarement leur avis aux personnages. On doit s’engager à la lecture du synopsis. Il nous manque donc plein de détails. Mais là, les alligators ne faisaient pas partie du contrat…

Je mis mes mains en coupe sur la paroi pour essayer de distinguer mon public mais je ne vis que le paysage que je venais de traverser. Subitement, des petites lumières s’allumèrent dans la jungle. Rouge et vert. Des boutons à presser sur les sièges dans la salle de cinéma ! Rouge, comme mon sang, vert tel l’espoir.

A peine quelques secondes plus tard, certaines lueurs s’éteignirent. J’essayai de décompter le nombre de vertes mais impossible avec le fond verdoyant. En tout cas, le vote semblait serré. Comme mon cœur qui battait si fort que j’eus l’impression qu’il allait sauter de ma poitrine ou lâcher subitement. Un siècle plus tard, c’est-à-dire à peine quelques secondes dans la réalité, je ne vis plus rien. Les spectateurs avaient choisi mon destin.

La voix de mon acolyte retentit :

– Eh, reviens ! Ils ont disparu !

Je revins en courant vers la rivière, plein d’espoir. J’avais été écouté ! J’étais si heureux que je faillis trébucher sur une grosse branche. Un alligator plutôt, oui ! L’autre crétin avait encore dit n’importe quoi. Je hurlai pour alerter Gros Bras tout en sortant ma machette. Je fendis l’air devant l’alligator. Mon garde du corps arriva et se jeta sur le dos du monstre. Rapidement, il lui bloqua la mâchoire et le saigna au cou. Je regardai la bête se vider de son sang, prostré au sol. Malgré moi, à cette seconde, je me mis vraiment à admirer mon compagnon et lui lançai :

– A l’aise, Blaise !


Pour le plaisir, ci dessous le texte que j’ai écrit tout de suite en ayant lu trop rapidement les contraintes. La partie centrale ne respectait pas « Ecrire à la première personne du singulier. », j’ai modifié mais j’ai eu du mal…


 

– Stop ! Attends un peu, tu as vu ça ?
Sur mon injonction, Super Muscle se figea et regarda la rivière que nous devions traverser pour atteindre le territoire interdit.

– Ça roule Raoul.
– Non, ça ne roule pas du tout !
Brusquement, je fis demi-tour, les mains en avant. J’allais le trouver ce fameux « mur ». Soudain, mes mains rencontrèrent un obstacle invisible. Je frappai sur cette paroi transparente et me mis à hurler:
– Eh ! Vous là dans vos fauteuils ! Je ne suis pas d’accord ! Mais alors là pas du tout. On m’a promis d’être le héros d’une aventure extraordinaire. Je devais être secondé par un combattant hors pair qui botterait le cul de tous les méchants au travers de ma route. Et j’ai quoi ? Une rivière pleine d’alligators ! C’est du suicide, pas du courage ça ! En plus mon combattant est une armoire à glace avec un seul neurone. Incapable d’évaluer le danger. Je demande à ce que l’épreuve pour atteindre l’autre rive soit revue.

J’avais essayé d’être courageux en prononçant mon discours mais je tremblai comme une feuille. Après tout, je n’étais qu’un personnage et on demandait rarement leur avis aux personnages. On doit s’engager à la lecture du synopsis. Il nous manque donc plein de détails. Mais là…

Derrière l’écran, un homme en costume noir soupira et interrogea du regard le responsable du projet. Ils étaient en plein test de cette histoire qui devait faire un carton. Leur société en avait besoin. Vraiment. C’est pour ça qu’ils avaient corsé la difficulté.

– Je t’avais dit qu’il nous poserait des problèmes. Ce n’est jamais bon un personnage trop intelligent.
– On peut encore modifier son caractère.
– Non, on devra tout reprendre depuis le début et c’est trop tard. Il faut absolument que tout soit prêt dans un mois.
– Alors tant pis, il râlera et ira affronter les alligators.
– Et s’il ne s’en sort pas ?
Son collègue fronça les sourcils, cette hypothèse n’était tout simplement pas envisageable. Cependant, il est vrai que l’armoire à glace risquait de se retrouver en difficulté.
– On diminue le nombre d’alligators, proposa-t-il, soulagé d’avoir eu une idée.

Un fin sourire illumina le visage sévère de son supérieur. Quelques paramétrages dans la base plus tard, ils entendirent derrière l’écran Monsieur Muscle appeler son acolyte.

– Eh, reviens ! Ils ont disparu !

Je revins en courant vers la rivière, plein d’espoir. J’avais été écouté ! J’étais si heureux que je faillis trébucher sur une grosse branche. Un alligator plutôt, oui ! L’autre crétin avait encore dit n’importe quoi. Je hurlai pour alerter Gros Bras tout en sortant ma machette. Je fendis l’air devant l’alligator. Mon garde du corps arriva et se jeta sur le dos du monstre. Rapidement, il lui bloqua la mâchoire et le saigna au cou. Je regardai la bête se vider de son sang, prostré au sol. Malgré moi, à cette seconde, je me mis vraiment à admirer mon compagnon et lui lançai :

– A l’aise, Blaise !

Publicités

10 réflexions au sujet de « Jeu d’écriture: L’épreuve »

Pour laisser un commentaire, c'est ici. Merci d'avance, chaque message m'aide à avancer.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s